Santé : un budget 2020 pas à la hauteur !

Marc Godefroy est intervenu à l’occasion du débat budgétaire pour dénoncer un budget en matière de santé et de prévention pas à la hauteur des enjeux.

La compétence du Département en matière de santé porte principalement sur la prévention, et singulièrement sur la prévention relative à l’enfance et à la famille, alors même que les enjeux du soin sont largement mis en fragilité au niveau national. Nous l’avons déjà indiqué, les orientations générales poursuivies par le plan prévention santé et les services nous paraissent bienvenues, d’autant qu’elles confortent le plus souvent les orientations que nous avions nous même initiées. Il faut toutefois les rapporter aux efforts budgétaires réellement consentis.

Le budget de fonctionnement que vous nous présentez pour 2020 s’élève à 5,75 millions d’euros hors dépenses de personnel, pour 3,8 millions d’euros en recettes, provenant essentiellement de l’ARS pour la vaccination et de l’agrément CEGID pour les actions de prévention.

Au total, ce sont donc environ deux millions d’euros de fonds propres que nous consacrons aux politiques de santé en dépense directe.

Cette dépense directe est néanmoins très marginale, au regard des quelques 43 millions d’euros affectés aux dépenses de personnel  pour la PMI (pour plus de 80%), les Services prévention santé (pour 17%) et le service EPICEA (pour environ 1,5%) qui réalise les actions de prévention des addictions.

Au regard de l’importance de ces enjeux de prévention santé dans une région et un département particulièrement impactés, on peut légitimement s’interroger sur la part très faible (environ 1,5%, y compris les dépenses de personnel) consacrée à cette politique sur l’ensemble de notre budget.

D’autre part, il nous faut souligner que la dépense de personnel envisagée en valeur nette est quasiment stable de 2015 à 2019, et s’accompagne par conséquent (du fait du glissement vieillesse-technicité) d’une baisse constante des effectifs sur la même période, passant de 796 à 752.

Certes les difficultés de recrutement ne sont pas neutres, mais la stabilité de la dépense ne permettra pas d’y faire face. Et la revalorisation de 20% de la rémunération des médecins vacataires que vous proposez, pour indispensable et bienvenue qu’elle soit, ne représente qu’une infime partie de ce budget, qui ne répondra donc pas en 2020 aux enjeux structurels auxquels il doit faire face.