Réforme de l’assurance-chômage : quelles conséquences sur les Nordistes ?

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Françoise MARTIN est montée au créneau sur la réforme de l’assurance-chômage : un mauvais coup du pouvoir macroniste contre les demandeurs d’emploi qui risquent pour certains de basculer sur le RSA.

De nouvelles règles liées à la réforme de l’assurance-chômage viennent d’entrer en vigueur. Des droits nouveaux sont ouverts pour certains employés démissionnaires ou pour certains indépendants mais surtout la réforme durcit les conditions pour obtenir une indemnisation et prévoit la dégressivité des allocations pour certains revenus.

Le secrétaire général de la plus importante organisation syndicale française a déclaré que « ces [nouvelles] règles [sont] une punition pour les demandeurs d’emploi ».

Selon une étude de l’Unédic, lors de la première année de mise en œuvre globale de la réforme, « parmi les 2,6 millions d’allocataires qui auraient ouvert un droit » avec l’ancien système, « 9% n’ouvriront pas de droit »… Le chiffre n’est pas anecdotique !

L’Unédic prévient également qu’une « démarche de suivi et d’évaluation » des effets de report vers d’autres dispositifs comme le RSA sera nécessaire. Pour l’instant en effet, le Gouvernement n’a mené aucune étude d’impact sur l’importance du report sur les minima sociaux des personnes qui auront perdu leurs droits à l’indemnisation !

Le Gouvernement ne voit que les économies qui seront faites sur l’assurance-chômage au prix de plus de précarité pour les chômeurs sans chercher à mesurer les dépenses supplémentaires qui devront être prises en charge au titre du RSA…

Cette réforme de l’assurance-chômage est un jeu de dupes au détriment des chômeurs qui basculeront sur le dispositif du RSA. Les associations se mobilisent sur le sujet. Ainsi Solidarités nouvelles face au chômage (SNC) vient de lancer depuis le 1er novembre avec notamment la CFDT et ATD Quart monde une consultation sur les effets de la réforme de l’assurance chômage. Les premiers résultats seront connus en avril. Malheureusement, ils risquent de confirmer la précarisation des demandeurs d’emploi…

Retrouvez ci-dessous la vidéo de Françoise Martin lors de son intervention en séance plénière le 18 novembre dernier