Rapport sur la MDPH du Nord : l’analyse de la rapporteure !

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Marie-Christine Staniec est la rapporteure de la Mission d’information et d’évaluation sur la MDPH du Nord. Elle revient sur les points clés du rapport.

Qui a été auditionné par la Mission ?

Nous avons souhaité auditionner les cadres de la MDPH, les associations des usagers de la MDPH mais également les représentants du personnel qui ont été tiré au sort et qui ont accepté de siéger dans les instances.

Quel est le niveau d’activité de la MDPH du Nord ?

La MDPH est la plus importante de France avec une file active qui continue d’évoluer : + 26% entre 2012 et 2017. Ce chiffre lourd à porter pour la structure. Le délai moyen de réponse varie autour de 4 mois : de 3,9 à 4,3 ce qui peut sembler long pour les personnes dans l’attente d’une solution. Les associations d’usagers sont très sensibles aux délais de réponse.

Comment évoluent les prestations délivrées par la MDPH ?

La Prestation de Compensation du Handicap (PCH) a augmenté et continue d’augmenter à hauteur de + 6,5% par an. Il s’agit d’une interrogation importante sur la capacité du Département d’assumer cette charge financière.

Quelles sont les principales problématiques de la MDPH du Nord ?

Depuis le projet Phare, la MDPH est organisée en 3 secteurs : Dunkerque, Valenciennes et le siège à Villeneuve d’Ascq. Les agents de la MDPH suivent un nombre de dossiers bien plus important que la moyenne nationale. Le Département a augmenté le nombre de postes affectés à la MDPH pour compenser les désengagements de l’Etat qui fragilisent la structure.

Les nouveaux dispositifs obligent le personnel à se former pour mieux répondre aux demandes. La mise en place de l’informatisation est un plus dans l’organisation du travail mais comporte également des inconvénients pour le personnel : cela les éloigne du cœur de métier des agents de la MDPH : construire un projet de vie pour la personne en situation de handicap.

Il y a donc un besoin de moyens humains au sein de la MDPH comme au sein des Relais Autonomie qui doivent assurer le maillage territorial de proximité.

En outre, nous avons eu une réflexion sur la PCH. Il y a un débat sur le virage inclusif que devrait prendre les aides et les prestations. L’aide technique peut parfois apporter une solution supplémentaire. Mais elle ne pourra pas devenir la seule réponse. L’accompagnement humain reste irremplaçable.

Retrouvez ci-dessous l’intervention de Didier Manier lors de la séance plénière du 7 octobre dernier sur les conclusions de la Mission d’information et d’évaluation sur la MDPH.