Protection de l’enfance : où en sommes-nous des moyens supplémentaires ?

Mots-clés : , , , , , ,

A l’occasion de la séance plénière du 28 septembre, Isabelle Marchyllie a interpellé l’exécutif sur l’évolution des moyens dédiés à la politique de protection de l’enfance dans le Nord.

Le secteur de la protection de l’enfance a été marqué par des mobilisations sans précédent au cours de ce mandat.

Il était question de la part des agents départementaux, des assistant(e)s familiaux et des personnels des structures concernés de réclamer davantage de moyens humains et financiers mais également que la politique de protection de l’enfance soit davantage considérée et portée par l’exécutif départemental.

Dans ce contexte, notre groupe et le groupe communiste, républicain, citoyen et apparenté avons demandé la mise en place d’une Mission d’information et d’évaluation sur la protection de l’enfance dans le Nord.

Cette MIE a débouché en février dernier sur l’adoption d’un rapport complet comportant un diagnostic précis de la situation dans notre Département et assorti de 122 propositions. 

Depuis, deux mobilisations sociales se sont déroulées en cette rentrée de septembre et nous interpellent de nouveau sur l’état de la protection de l’enfance sur notre territoire et sur les conditions de travail des agents et ASSFAM concernés.

Le 14 septembre dernier, l’équipe enfance de l’UTPAS d’Anzin a exercé son droit de retrait au regard de la surcharge de travail et d’une situation structurelle d’épuisement professionnel.

Ce droit de retrait faisait suite à une première alerte écrite le 30 juillet 2019, à une déclaration de danger grave et imminent le 18 décembre 2019 et à de multiples interpellations auprès de l’administration et de l’exécutif au cours de l’été.

Autre mobilisation le 15 septembre dernier de la part des Assistant(e)s familiales (ASSFAM) du secteur Roubaix – Tourcoing concernant les craintes relatives aux moyens humains du service d’accueil familial (SAF). A travers cette seconde mobilisation se trouvent également des questions en matière de reconnaissance et de charge de travail.

Deux mobilisations donc qui nous interpellent sur l’évolution réelle de la politique de protection de l’enfance dans le Nord et sur la perte de confiance entre les acteurs de la protection de l’enfance sur le terrain et l’exécutif départemental.

Nos questions sont les suivantes :

– Qu’en est-il des suites données aux demandes formulées par l’équipe enfance de l’UTPAS d’Anzin et par les ASSFAM du secteur de Roubaix – Tourcoing ?

– Plus largement, où en sommes-nous du déploiement des propositions contenues dans le rapport de la Mission d’information et d’évaluation et des moyens supplémentaires qui devaient être débloqués par le Département dans ce domaine ?