Politiques sociales de l’autonomie et de l’enfance : agir en prévention mais ne pas sacrifier le curatif !

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Intervention de Marie-Christine Staniec sur les politiques de solidarité à l’occasion du débat sur le Budget primitif 2020.

Les délibérations budgétaires présentés montrent une augmentation de budget mais après plusieurs années de diminution de financement pour les pactes partenaires du secteur médico-social et pour le monde associatif.

Les politiques de l’exécutif ont fragilisé le secteur avec des suppressions d’emplois et donc des réponses moindres à la population.

Le secteur associatif pour l’accompagnement des personnes âgées à domicile est très en difficulté. Les Ehpad les établissements médico-sociaux sont fragilisés. Les Relais Autonomie signalent avoir besoin de moyens.

La modification des prises en charge pour les enfants et pour les jeunes ne suffit pas pour répondre aux besoins.

Les missions d’information et d’évaluation sur la MDPH du Nord et sur la politique de Protection de l’enfance ont permis de rencontrer les différents acteurs et ont montré les limites des politiques menées depuis 2015.

Par ailleurs, même si la droite organise des rencontres avec les partenaires associatifs, il y a le constat à leur niveau de décisions descendantes sans réelle concertation avec des discussions qui finalement aboutissent à des prises de décision unilatérales du département.

Pour la dernière année du mandat, nous constatons une augmentation des dépenses et nous nous en félicitons mais nous restons lucides sur la gestion financière globale des années antérieures. Sans le dogmatisme financier de la droite sur la gestion de la dette qui doit être à moins de six années, nous aurions pu mettre plus d’argent sur les besoins pour répondre à la population fragile de notre département.

C’est un regret car on ne rattrape jamais ce qui a été perdu.

Dans les unités territoriales, le constat est très alarmant. Les travailleurs sociaux voient une population qui se fragilise énormément avec beaucoup moins de ressources et des difficultés sociales plus lourdes mais également des problématiques qu’il n’existait pas il y a quelques années. Avec le développement de la drogue et de la violence, ils ont plus de difficultés à faire l’accompagnement qu’il faisait auparavant. Les travailleurs sociaux constatent également une diminution des partenaires sur le terrain, moins d’éducateurs spécialisés et moins de financements pour les associations.

Dans le social, on ne peut pas mettre des machines. Il faut des professionnels diplômés avec des approches différentes pour pouvoir aborder l’ensemble des problèmes qu’ils rencontrent sur le terrain avec les familles, avec les enfants et avec les jeunes.

Il faut travailler aujourd’hui à la fois sur la prévention mais le curatif reste un élément important. Ce sont deux jambes nécessaires aujourd’hui. Cela a un coût pour le présent mais on sait que cela sera une économie pour l’avenir il est donc important qu’il y ait des moyens sur ces deux questions.