Plan Pauvreté : une véritable avancée ?

Tribune publiée dans le magazine Le Nord du mois de février 2019

Présenté au mois de septembre, le Plan Pauvreté affiche deux objectifs prioritaires et légitimes : mieux accompagner les jeunes et les bénéficiaires du RSA vers l’emploi.

Or, le financement du Plan Pauvreté est loin d’être ambitieux. Il se limite à 8 milliards d’euros sur 4 ans pour 9 millions de pauvres, soit 62 centimes par pauvre et par jour. La suppression de l’Impôt de Solidarité sur la Fortune représente quant à elle 3 milliards d’euros par an en faveur des 300 000 redevables.

C’est le grand écart entre la démesure de l’objectif fixé par le Président de la République « d’éradiquer la grande pauvreté sur une génération » et la modestie des sommes débloquées en face.

Pour autant, la majorité départementale de droite se félicite d’être l’un des premiers départements à signer cet engagement. Il y a là aussi un gouffre entre l’exercice de communication politique et la mobilisation réelle du Département.

Le vrai bilan de la majorité départementale de droite est celui-ci : suppression de financements aux Missions locales pour l’accompagnement des jeunes, baisse des crédits attribués aux Clubs de Prévention dans les quartiers défavorisés, augmentation des sorties sèches de l’aide sociale à l’enfance, baisse des moyens accordés aux associations caritatives et mise en œuvre d’un suivi à deux vitesses entre les chômeurs les plus proches et les plus éloignés de l’emploi.

Un peu d’humilité…

Didier MANIER 

Président du Groupe Socialiste, Radical et Citoyen