Plan Pauvreté : une véritable avancée ?

Présenté au mois de septembre, le Plan Pauvreté affiche deux objectifs prioritaires et légitimes : mieux accompagner les jeunes et les bénéficiaires du RSA vers l’emploi.

Or, le financement du Plan Pauvreté est loin d’être ambitieux. Il se limite à 8 milliards d’euros sur 4 ans pour 9 millions de pauvres, soit 62 centimes par pauvre et par jour. La suppression de l’Impôt de Solidarité sur la Fortune représente quant à elle 3 milliards d’euros par an en faveur des 300 000 redevables.

C’est le grand écart entre la démesure de l’objectif fixé par le Président de la République « d’éradiquer la grande pauvreté sur une génération » et la modestie des sommes débloquées en face.

Pour autant, la majorité départementale de droite se félicite d’être l’un des premiers départements à signer cet engagement. Il y a là aussi un gouffre entre l’exercice de communication politique et la mobilisation réelle du Département.

Le vrai bilan de la majorité départementale de droite est celui-ci : suppression de financements aux Missions locales pour l’accompagnement des jeunes, baisse des crédits attribués aux Clubs de Prévention dans les quartiers défavorisés, augmentation des sorties sèches de l’aide sociale à l’enfance, baisse des moyens accordés aux associations caritatives et mise en œuvre d’un suivi à deux vitesses entre les chômeurs les plus proches et les plus éloignés de l’emploi.

Un peu d’humilité…

Tribune de Didier Manier publiée dans le magazine Le Nord du mois de février 2019