Journée internationale des droits des femmes : le Département du Nord démobilisé !

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A l’occasion de ce 8 mars, journée internationale des droits des femmes, la mobilisation et la vigilance de tous les acteurs publics et associatifs n’ont jamais été aussi nécessaires et importantes car les inégalités et les violences envers les femmes perdurent.

L’an dernier, 5 femmes sont décédées dans le Nord sous les coups de leur conjoint ou ex conjoint. 87 % des victimes de violences conjugales sont des femmes. Le département se range parmi les plus touchés par les violences faites aux femmes, après l’Hérault, le Rhône et la Moselle.

Les faits de harcèlement sexuel et d’agressions sexuelles dans les espaces publics, les transports, au travail, dans la rue ou dans la vie privée restent également de véritables fléaux. En France, 1 femme est violée toutes les 7 minutes, le nombre de viols serait de 84 000 par an dont 12 768 déclarés. Leur nombre ne doit pas les banaliser !

Dans le domaine de l’égalité professionnelle, le département doit là aussi faire des progrès. . Les jeunes femmes nordistes sont désormais plus diplômées et effectuent des études plus longues que les hommes. Cependant, leur taux d’activité reste selon l’INSEE l’un des plus faibles de France. En outre, la ségrégation professionnelle (mesurant la répartition des femmes et des hommes selon les métiers) a augmenté dans la région au cours de la dernière décennie contrairement au reste du pays. De surcroît, l’amélioration de la mixité dans les métiers les plus qualifiés n’entraîne pas forcément les mêmes opportunités de carrière.

C’est dire le travail qu’il reste à faire en France mais particulièrement dans le Nord pour que l’égalité entre les femmes et les hommes devienne une réalité. Dans ce combat politique, le Département, chef de file des solidarités humaines, a une responsabilité importante.

Malheureusement, la majorité départementale du Président Jean-René Lecerf a choisi depuis le début du mandat de baisser les bras comme en témoignent les réductions des subventions départementales aux associations. Nous déplorons le manque de soutien aux structures mais également l’absence d’une nouvelle politique structurée pour l’égalité́ femmes hommes. Le Nord en aurait, pourtant, bien besoin !