Finances : des infléchissements pas à la hauteur !

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Bertrand Ringot revient sur la décision modificative du Budget adoptée le 16 novembre. Une simple mesure d’ajustement budgétaire qui révèle surtout par contraste les dégâts de la politique menée depuis 2015.

Les dépenses de fonctionnement sont ajustées de + 5 100 000 € et concernent les ressources humaines. Une partie est de nature technique avec notamment l’intégration des agents de l’établissement public de Vaucelles et de la station touristique du ValJoly ou bien encore l’extension du RIFSEEP.

Une autre partie concerne un renforcement des moyens humains en interne du Département dans le domaine de l’action sociale mais également pour la Maison Départementale des Personnes Handicapées.  

Naturellement, nous ne pouvons que saluer le renforcement de ces moyens humains que nous n’avons eu de cesse de réclamer depuis le début du mandat.

Hélas, il s’agit bien aujourd’hui de réparer en grande partie les dégâts causés par la majorité départementale. Nous avons de la mémoire Monsieur Poiret. Nous n’avons pas oublié la réorganisation brutale des services départementaux et la suppression de près de 500 équivalents temps plein (ETP) jusqu’en 2019.

Ce sont les choix politiques de la droite départementale qui ont conduit à des situations d’extrême tension dans certains services départementaux. C’est d’ailleurs la dégradation des conditions de travail et la perte de sens au travail dans de nombreux services qui conduisent aujourd’hui notre Département à avoir beaucoup de difficulté à recruter. 

La situation étant devenu insoutenable dans certains services et les élections départementales approchant, la majorité départementale a décidé de rétablir quelques marges de manœuvre. Cela va dans le bon sens, mais personne n’est dupe.

Sur le plan de l’investissement, la Décision Modificative n°1 intègre les crédits du « Fonds Covid Relance Hauts-de-France » pour l’aide aux très petites entreprises et aux entreprises de l’économie sociale et solidaire pour 5 200 000 €.

C’est une bonne nouvelle même si nous maintenons que l’action du Département pour faire face aux difficultés sociales et économiques liées à la crise sanitaire manque clairement d’ambition.

Nous en avons profité pour interroger l’exécutif sur la déclinaison locale du Plan de relance gouvernemental. Une contractualisation était envisagée avec les Régions et les Départements. Où en est-on ? Comment le Département s’y prépare-t-il ?

Par ailleurs, si les crédits complémentaires sur l’opération de restructuration du Forum sont nécessaires et bienvenues, il ne faudrait pas que les investissements d’ampleur sur ce projet jouent un rôle de trompe l’œil en matière d’impact réel de notre investissement sur le territoire et le quotidien des Nordistes.

Enfin, nous avons évoqué les mesures prises par l’Etat pour accompagner les collectivités territoriales. Bien sûr, il y a un premier volet d’avances remboursables sur les DMTO à hauteur de 7,8 millions d’euros. Pour le reste, le Gouvernement est loin d’avoir répondu aux demandes des collectivités territoriales pour faire face aux contraintes budgétaires en lien avec la crise sanitaire et économique.

Faut-il rappeler le vote par la majorité gouvernementale de cet amendement que certains de Présidents de Départements ont qualifié de « scélérat ». Un amendement qui reprend aux départements un milliard de recettes supplémentaires issus de la dynamique de TVA acquise en 2022, dans le cadre de la réforme de la fiscalité locale. Or, nous savons très bien que c’est à peu près ce que coûtera la hausse des dépenses du RSA liées à la crise.

Sur ce point, nous avons demandé au Président de tenir une attitude offensive en direction du Gouvernement.