Education nationale : des suppressions de postes inacceptables !

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Françoise Martin est montée au créneau lors des questions d’actualité contre les suppressions de postes annoncées dans l’académie de Lille à la rentrée prochaine : un sujet qui a ébranlé ces dernières semaines notre communauté éducative. Pour résumer la réponse de la Vice-Présidente : le département gère l’entretien pas les effectifs d’enseignants. Quelle démobilisation !



Covid 19 ou pas, l’heure est à la préparation de la rentrée scolaire. Ainsi la sanction est tombée, Lille sera une fois encore l’académie qui perdra le plus de postes d’enseignants à savoir 194 en collège et lycée malgré une augmentation des effectifs de 2200 élèves (722 postes en 3 ans).

Nous aurions pu espérer le renforcement du taux d’encadrement au vu des indicateurs sociaux du Nord. Quand allons-nous tenir compte des besoins et rompre avec cette politique de réduction des coûts ?

Nous avons reçu la semaine dernière de nombreux retours des Conseils d’Administration des collèges du Département. Les motions votées pointent les problématiques suivantes :
– perte à nouveau de 10 postes en SEGPA, si on y ajoute le manque d’enseignants spécialisés en ULIS et la carence d’AESH, nous sommes vraiment loin de l’idée d’une école inclusive. Que penser parallèlement de la suppression des places en IME ?

De ces retours de CA nous notons également :
– diminution du nombre de postes dans les collèges et lycées,
– diminution de la dotation horaire au profit d’heures supplémentaires. Ça se traduit concrètement par une augmentation des effectifs par classe, une disparition des dédoublements de classes, une diminution des mesures d’accompagnement, un appauvrissement des choix des langues vivantes, langues anciennes….

La crise sanitaire a pointé les urgences et les véritables priorités. Il s’agit d’accompagner tous les élèves, notamment les plus fragiles, ceux qui décrochent en premier. Pour cela, il faut des moyens humains adaptés.