Edito : ne pas oublier le bilan !

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L’édito de Didier Manier, Président du groupe

L’actualité montre comment la majorité départementale actuelle tente de gommer son bilan et d’effacer l’ardoise des nombreux désengagements imposés depuis 2015.

En Séance Plénière du 16 novembre dernier, elle a présenté une nouvelle feuille de route pour la protection de l’enfance dans le Nord. Profitant de l’effet d’aubaine du plan national, 25 millions d’euros de crédits supplémentaires financés pour moitié par l’Etat et pour moitié par le Département sont débloqués sur cette politique prioritaire.

En apparence, il s’agit d’un acte fort de mobilisation pour l’aide sociale à l’enfance.

Sauf qu’il faut se rappeler et tenir compte des coupes budgétaires imposées au secteur par cette même majorité : la suppression de 700 places d’hébergement, la fermeture des points PMI dans les maternités nordistes, la diminution des moyens pour le départ des jeunes de l’ASE en vacances, la baisse des dotations départementales aux Clubs de Prévention qui agissent auprès des jeunes dans nos quartiers…

Les travailleurs sociaux se sont mobilisés à plusieurs reprises pour dénoncer la dégradation de leur condition de travail et le manque de moyens pour accompagner les enfants pris en charge. Nous avions alors demandé avec les élus communistes en janvier 2019 la création d’une Mission d’Information et d’Evaluation sur la politique de protection de l’enfance afin de mieux cerner les réponses nécessaires aux besoins.

Reprenant certaines propositions de notre Mission, la nouvelle feuille de route propose une série de mesures de rattrapage pour tenter de retricoter des dispositifs supprimés durant le mandat. Une situation ubuesque !

La majorité souhaite redorer son blason. L’approche des prochaines élections départementales n’y est pas pour rien. Personne n’est dupe.

Sur le terrain, dans plusieurs endroits, la situation demeure compliquée. Le secteur de la protection de l’enfance est lui aussi confronté à la crise sanitaire. Le contexte aggrave les risques de maltraitance, représente une menace pour la santé mentale des enfants et complique l’accompagnement des jeunes. Nous restons vigilants et à l’écoute des professionnels.