Droits et devoirs des allocataires du RSA : Agir pour l’emploi sans stigmatiser

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Communiqué de Roger VICOT au nom du Groupe Socialiste, Radical et Citoyen. 

Comme le rapporte La Voix du Nord dans son édition du 13 octobre, le Président Jean-René LECERF et le Vice-Président Olivier HENNO ont annoncé en Conseil départemental des évolutions en matière d’insertion et de suivi des allocataires du Revenu de Solidarité Active.

La création d’un service de lutte contre la fraude rattaché au Directeur Général des Services est présentée comme une nouveauté. Or, la Caisse d’Allocations Familiales mène déjà un travail considérable afin de détecter les abus. Pour la seule année 2013, la CAF a procédé à 46,8 millions de contrôles en France.

Il faut également préciser que la fraude au RSA représentait en 2013 un coût national de 52,3 millions d’euros. C’est beaucoup moins que le montant des prestations sociales non perçues par les personnes qui pourtant y ont droit. Ainsi, le non recours au RSA s’élève à 50% selon la DARES (Direction de l’Animation de la Recherche, des Etudes et des Statistiques) et représenterait 4 milliards d’euros. Des chiffres qu’il est bon de rappeler lorsque l’on souhaite véritablement lutter contre les préjugés !

En outre, l’exécutif vient d’annoncer le lancement d’un dispositif d’accompagnement à l’emploi. Ce n’est pas non plus une nouveauté. La précédente majorité avait déjà choisi de ne pas séparer l’insertion professionnelle de l’insertion sociale des allocataires du RSA. Nous avions d’ailleurs initié un Plan Départemental d’Insertion 2014-2017 intitulé « Objectif emploi ». Aujourd’hui, le risque serait de tomber dans les travers d’une politique du chiffre en abandonnant certains allocataires jugés trop fragiles pour l’emploi.

Enfin, la ligne de la majorité départementale semble difficile à cerner. Elle annonce souhaiter renforcer l’insertion professionnelle mais, dans le même temps, elle diminue les subventions pour le développement économique la création d’entreprises et le soutien aux filières : finalement, le retour à l’emploi est-il vraiment une priorité politique pour l’exécutif ?