Département du Nord : changeons de logiciel politique !

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Avec Charles Beauchamp du Groupe Communiste, nous avons organisé le 11 février dernier une conférence de presse commune sur la crise sanitaire et l’action du département.

Car nous partageons les mêmes constats sur la gestion actuelle de la droite.

Soyons objectifs. Comme beaucoup d’autres collectivités, le Département du Nord s’est mobilisé dans l’urgence face à la pandémie. Il a fourni des équipements de protection sanitaires. Il a distribué des paniers alimentaires pour les publics défavorisés. Il a également accordé des primes Covid pour les « premiers de corvées » dans les établissements sociaux et médico-sociaux.

Cependant, l’exécutif actuel n’a pas prévu de véritable plan de relance pour amortir le choc et préparer l’avenir. Plusieurs départements de gauche ont débloqué des fonds exceptionnels pour les associations de l’éducation populaire, les acteurs culturels et les structures sportives en Loire-Atlantique ou en Gironde. La Haute-Garonne a ouvert un fonds de 7 M€ pour venir en aide aux habitants les plus précaires (42 000 bons solidaires distribués). Le Pas-de-Calais a mis en place la gratuité de la restauration scolaire après le 1er confinement. L’exécutif n’a pas pris ce type d’initiatives malgré nos demandes.

La majorité de droite gère la crise de manière comptable. Son coût doit être le moins élevé possible pour les finances départementales. Nous sommes loin du « quoi qu’il en coûte ». Il y a un décalage total entre les besoins actuels et la gestion de la droite qui garde le pied sur le frein.

Nous retrouvons ce clivage gauche / droite sur la motion pour un revenu jeunes que nous avons déposée avec le Groupe Communiste en réunion du Conseil départemental le 15 février dernier. Pour la droite, ce sont les familles qui doivent aider les jeunes (lorsqu’elles le peuvent). A gauche, nous voyons bien que les dispositifs actuels ne suffisent pas. La pandémie n’a fait que révéler la grande pauvreté qui se répand chez les jeunes depuis 20 ans. Entre 2002 et 2018, le taux de pauvreté des 18-29 ans a progressé de plus de 50 % !

Depuis 2015, la droite départementale fait tourner le même disque et récite le même discours sur les bons et les mauvais gestionnaires. Ce débat est caduc. Il appartient au passé. Il ne s’agit pas de savoir qui fera le plus d’économies sur le service public, qui fera le moins de dette et donc aussi le moins d’investissement. Le véritable débat se situe entre ceux qui sauront tirer des leçons de la crise et ceux qui poursuivront sur le même chemin accrochés aux mêmes dogmes sans tenir compte des erreurs du passé ni de l’urgence actuelle.