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Au Département, le climat social demeure tendu !

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En prise directe avec les Nordistes, les 8 300 agents du Département (et 2 500 assistants familiaux) font vivre au quotidien le service public. Depuis le début du mandat, ils sont en première ligne face à la politique brutale d’austérité engagée par l’exécutif et aux 100 millions d’économies à réaliser sur le fonctionnement pour la seule année 2016.

En première ligne dans leurs missions quotidiennes car cette austérité conduit à la destruction de nombreuses politiques, à fragiliser les Nordistes accompagnés par les services, à affaiblir les structures partenaires et à une véritable perte de sens au travail.

En première ligne également car cette austérité à des répercussions directes sur leurs conditions de travail et sur la gestion des ressources humaines.

Avec sa demi-douzaine de rapports à l’ordre du jour, le Comité Technique du jeudi 17 mars aura été un véritable marathon de 7 heures (9h à 16h). Comment ne pas voir dans l’engorgement de cette instance et ces conditions d’examen, la volonté de ne pas donner sa chance au dialogue social ?

Malgré les argumentations de fond des représentants du personnel, leur vote « contre » ultra majoritaire (11 voix sur 12), les projets sont passés en force et sans aucun ajustement ou amendement.

De la même manière, l’annulation du Comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail (CHSCT) prévu le 8 mars 2016 et son report au 21 avril sans aucune explication ne manque pas d’interpeller dans un contexte mouvant pour les agents départementaux.

Soyons clairs, les élus du Groupe SRC ne contestent pas la légitimité pour le nouvel exécutif de réorganiser les services départementaux. C’est leur droit, effectivement.

Alors que contestons nous ?

L’absence d’une véritable volonté d’engager un dialogue social constructif avec les organisations syndicales.

La stigmatisation des agents départementaux présentés régulièrement comme des privilégiés, des nantis alors que nous connaissons pour la majorité d’entre eux leur engagement quotidien, leur valeur professionnelle et leurs conditions de travail parfois plus que difficiles.

L’absence de reconnaissance professionnelle pour les agents lauréats de concours ou d’examens professionnels qui sont de plus en plus rarement promus.

Le maintien d’un véritable climat d’incertitude depuis plusieurs mois sur l’évolution de l’organigramme qui génère stress et démotivation.

La perte de sens au travail pour une grande partie des agents qui ne voient plus d’horizon politique à leurs missions, hormis celui des économies.

Le changement des règles sur l’avancement d’échelon (passage par défaut du temps minimum au maximum) qui, sous-couvert d’une meilleure reconnaissance de la valeur professionnelle, est avant tout un moyen de réaliser des économies sur le dos des agents et d’entraver leur pouvoir d’achat.

Le manque d’accompagnement dans le changement pour les agents concernés par le bouleversement de l’organigramme et les mouvements imposés dans l’administration.

Le flou complet qui entoure les modalités de mise en œuvre du nouveau Régime Indemnitaire (RIFSEEP). Ne soyons pas dupes, sans enveloppe budgétaire supplémentaire, le complément indemnitaire annuel attribué en fonction de la valeur professionnelle, de la manière de servir et du présentéisme n’apportera pas de pouvoir d’achat supplémentaire. Les sommes seront ponctionnées ailleurs, et notamment sur le ralentissement de l’avancement et des promotions.

Les dégâts du non-remplacement des CDD, qui vient s’ajouter dans les collèges à la baisse du nombre de contrats aidés d’insertion.

La baisse de 5 % de la subvention du COS qui n’est pas sans conséquences sur les prestations offertes aux adhérents.