Assistants familiaux, agents départementaux, SDIS : reconnaissons véritablement leur engagement !

L’épidémie de Covid-19 que nous traversons révèle plus que jamais l’importance de nos services publics qui constituent le premier et le dernier rempart face à la crise.

Derrière ces services publics, ce sont des femmes et des hommes qui s’engagent pour les autres et qui méritent que nous leur rendions hommage.

Naturellement, nous partageons la nécessité de reconnaître à leur juste valeur leur professionnalisme et leur engagement.

Mais plus encore, nous souhaitons que la crise actuelle permette de réhabiliter la fonction publique, les fonctionnaires et les agents du service public qui ne faisaient pas partie des premiers de cordée mais qui se retrouvent aujourd’hui en première ligne. Il faudra savoir tirer des leçons de la crise et se battre pour redonner des moyens aux services publics qui en ont bien besoin.

Cet engagement doit également se traduire par le versement de primes exceptionnelles.

C’est pourquoi, nous souhaitons que l’ensemble des personnels du Département et du Service Départemental d’Incendie et de Secours (SDIS) mobilisés dans le cadre de cette crise sanitaire puissent bénéficier de la prime exceptionnelle pouvant aller jusque 1000€.

Concernant les Assistants familiaux, nous nous sommes opposés à l’indemnisation proposée par la majorité départementale. Au-delà de l’absence d’un véritable dialogue social, les montants proposés ne sont ni à la hauteur de l’engagement des Assistants familiaux, ni à la hauteur des besoins particuliers des enfants qui leurs sont confiés en cette période de confinement.

Ainsi, les 250€ de prime proposés aux Assistants familiaux apparaissent ridicules à côté de la prime de 1000€ pouvant être versée aux personnels de la fonction publique.

Enfin, le devoir du Département est de ne pas oublier les personnels des établissements sociaux et médico-sociaux ainsi que ceux des services d’aide à domicile (SAD). Ils sont sur tous les fronts depuis plusieurs mois pour accompagner nos concitoyens les plus fragiles et en premier lieu nos aînés.

Eux aussi méritent notre reconnaissance, des remerciements mais également une prime exceptionnelle. Or, la crise a aggravé l’équilibre financier de nombreuses structures dans le champ social et ne permet pas toujours aux employeurs de reconnaitre financièrement l’engagement de leurs personnels. Sur ce point, le Département ne doit pas se détourner et s’engager à à être partie prenante d’une solution.