2020 : dernier budget et premier bilan de mandat !

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Édito de Didier Manier, Président du groupe Socialiste, Radical et Citoyen

Présenté en Séance Plénière du 16 décembre dernier, le budget pour 2020 est le dernier budget de la mandature de Jean-René Lecerf à la tête du Département du Nord. Le débat s’est donc engagé sur la trajectoire financière de la collectivité mais également sur le bilan de la majorité départementale de droite depuis 2015.

Tout au long du mandat, nous avons eu des clivages politiques avec l’exécutif de Jean-René Lecerf. Mais nous avons également une conception différente de la mission des représentants politiques dans la période actuelle.

Le rôle des élus, à nos yeux, est d’assumer clairement leurs choix politiques devant les citoyens qui les ont désignés ; sans se défausser.

Or, l’exécutif actuel n’assume toujours pas la hausse vertigineuse de la fiscalité imposée sur les contribuables nordistes en 2016 : une augmentation de 25,7 % du taux de la taxe sur le foncier bâti malgré la promesse des candidats de droite de ne pas augmenter les impôts lors de la campagne électorale.

Le rôle des élus est également de présenter un projet politique. Durant ce mandat, l’exécutif actuel a présenté un cap budgétaire anxiogène avec la décision en 2016 d’amputer de 100 millions d’euros le budget de fonctionnement de la collectivité. Pas une politique départementale n’a été épargnée. L’investissement a été lui aussi cassé.

Les ménages nordistes ont subi une double peine avec plus d’impôts pour moins de solidarité et de services publics.

Enfin, le rôle des élus est de réunir plutôt que diviser. L’exécutif s’est attaqué au temps de travail des agents départementaux. Il a mis en suspens les recrutements chez les sapeurs-pompiers. Il a lancé un véritable plan social au sein des services départementaux – 1050 suppressions de postes étaient prévus sur le mandat – avec des conséquences terribles sur le fonctionnement de nos services publics de proximité.

Au final, le budget 2020 ne réserve pas de bonnes surprises. Il s’inscrit dans une trajectoire de mandat pauvre en ambitions, marqué par de nombreux désengagements sur le volet des solidarités humaines et peu volontariste en matière de solidarités territoriales.